11 juillet, 2009
Zazen strikes back!
Zazen Yodléhihou à tous!
Petit message rapide d'Istanbul pour vous demander comment se passent vos vacances! N'hésitez pas à alimenter le blog pour donner de vos nouvelles! Vous pouvez suivre mes aventures sur mon blog, réouvert pour l'occasion.
Bonnes vacances, et qu'Amaterasu vous garde du mauvais sort!
30 avril, 2009
Kaiba
J’avouerai que ce qui m’a poussé à regarder « Kaiba », c’est d’abord son style graphique. L’œuvre de Yuasa présente à la fois des traits old school, réminiscences des personnages d’Osamu Tezuka, ainsi que des visuels pop évoquant vaguement ceux de Takashi Murakami. « Kaiba » combine à ce côté sucré des thèmes sérieux comme ceux de la culpabilité, de la prostitution, de la beauté, ou encore de la transsexualité. D’une manière générale, la série questionne nos rapports à l’identité, à la mémoire et au corps. Vous allez sans doute me dire que l’histoire abonde en anecdotes mélodramatiques, que j’ai tant de facilités à décrier d’habitude. Certes, mais leur remarquable mise en scène leur donne une portée bien plus puissante que celle que peuvent avoir d’autres séries enfantino-gores (indice : « Elfen Lied »). Tout est vu au travers d’un prisme coloré, et le peu de dialogues évite de nous imposer une morale trop explicite.
Le premier épisode s’ouvre sur l’éveil d’un garçon aux cheveux verts et dont la poitrine est percée d’un trou béant. Nous avons tôt fait de comprendre que ce garçon – appelons le Kaiba - a perdu la mémoire, et que des individus peu sympathiques en ont après son corps… Car dans ce monde futuriste, la technologie permet de concentrer la mémoire dans des puces, qui peuvent être insérées dans de nouvelles enveloppes corporelles. Mais les corps sont des denrées rares qui reviennent de droit aux plus riches. La fuite de Kaiba, à la recherche de ses souvenirs, est un prétexte pour nous montrer tout un univers psychédélique. Les ressortissants de chaque planète sont terriblement attachants. Les voix japonaises sont expressives, et j’espère que la traduction française, si elle se fait un jour, parviendra à retranscrire la diversité des accents et dialectes (en attendant, vous pouvez trouver la série fansubbée en anglais).
Ah oui, « Kaiba » entre dans la catégorie « OVNIs expérimentaux que seule Zazen Rouge a la foi de regarder », donc faites le test du trailer pour voir si vous arrivez à supporter les graphismes. Dans le cas échéant, je vous conseille fortement de tester le premier épisode.
20 avril, 2009
...Et Tôfu chan alors ???
J'ai lu le rapport de Rouge sur ce que je pense être "la semaine où j'ai le plus ri de ma vie" et en effet me remémorer ces moments là m'a fait rouler de plaisir sur mon canapé lit ^_^
Mais j'ai constaté avec effroi qu'on avait pas encore parlé de Tôfu chan !!!!!
Huuuuum le tôfu... Il n'y a rien de tel... et on le trouve partout:
Tofull monty
Tofruits basket
Tofull contact
Tofull metal alchemist (je l'ai lu pendant les vacances de Pâques et c'était excellent ! Je ne cherchais plus les oeufs cachés dan le jardin de les créais en tapant dans les mains ^__^)
La glace au tôfu
Le chewing gum au tôfu
Le yahourt au tôfu
Les clopes au tôfu
Des chous au tôfu
C'est si délicieux qu'on peut en mettre partout... ARRRRGL.... un inari zushi !!!!!!!!!!!
11 avril, 2009
Holi hai! - Sholay
Par Zazen Rouge
Zazen bonjour à tous nous lecteurs ! Le film dont je vais vous parler aujourd’hui s’écarte certes des domaines nippons, mais j’ai pensé que certaines scènes étaient Zazen cools et valaient bien le détour. « Sholay » est un film de 1975, un super hit au box office indien. Allergiques aux parangons du kitsch, passez votre chemin ! Ici vous verrez Amitabh Bachchan (LE Amitabh, dont on parle dans « Slumdog Millionaire » si tu te souviens Violet) et Dharmendra pousser la chansonnette dans un side-car, un méchant vraiment méchant, et du western spaghetti en veux-tu en voilà. Cela ne signifie pas que « Sholay » soit un nanar, loin de là, il s’agit même d’un grand classique.
Pour résumer le début de l’intrigue, un ex-policier du nom de Thakur arrange la sortie de prison de Veeru et Jai, deux brigands amis de longue date. Il a en effet vu les comparses tenir tête à des dacoïts (bandits indiens) plusieurs années auparavant, et souhaite passer un marché. Veeru et Jai devront avoir raison d’un méchant, bouh qu’il est méchant : le charismatique Gabbar Singh. Un scénario somme toute sans surprise, mais diablement efficace. Les personnages sont attachants, à l’image de Basanti la pipelette du village et ses numéros de danse époustouflants. Attention néanmoins aux longueurs ; comme beaucoup de films indiens, « Sholay » dure à peu près trois heures.
Notre prof de cinéma indien (que je remercie au passage pour nous avoir présenté cette perle du cinéma indien) rappelle que « Sholay » était osé pour l’époque. Il faut se remettre dans le contexte : en 1975, Indira Gandhi, alors première ministre, déclare l’état d’urgence, ce qui marque la restriction de bien des libertés civiles. Le film est assez surprenant dans le sens où il promeut la violence comme moyen de se faire justice. Il existe deux fins possibles, l’une ayant été censurée à l’époque.
La néophyte que je suis a pu découvrir au détour d’une des chorégraphies l’existence de Holi, fête des couleurs, au cours de laquelle on peinturlure le visage de ses prochains. Zazen chouette, non ? Il paraît que le festival de Holi est un poncif des scènes de danse bollywoodiennes, mais chez nous le cliché on aime ça, et tant que nous y sommes, sautons donc dedans à pieds joints:
La chanson Mehbooba Mehbooba, toujours culte et remixée dans les clubs indiens :
07 avril, 2009
Zazen Histoire - Le fabuleux destin d'O-mushi-san
O-mushi-san : afin de se mettre convenablement dans l’ambiance de ce récit terrifiant, il est approprié d’imaginer des plans éloignés des héroïnes, tels qu’apparaissant dans la vision d’une bête monstrueuse tapie dans la pénombre, ou plutôt, en dessous d’un canapé.
Tout commence par une sombre nuit, peu après l’arrivée de Zazen Bleu et Zazen Rouge dans leur famille d’accueil. Tandis que les Zazen Bleu et Rouge dépaquetaient leurs affaires et s’extasiaient devant les poupées kimo-kawaii (adorablo-répugnantes) exposées dans des vitrines, Rouge eut soudainement la désagréable impression d’être observée. Elle en fit aussitôt part à sa comparse : « Bleu, je crois que j’ai vu passer un énorme truc… C’est parti sous le canapé ! ». Accoutumée aux hallucinations chroniques de Rouge, Bleu accepta néanmoins de vérifier que nulle créature mutante ou autre spectre vengeur n’avait établi ses pénates en ces lieux. Le canapé japonais étant comme ses confrères occidentaux un meuble de nature lourde et pataude, les recherches furent peu fructueuses, et les Zazen décidèrent d’aller dîner.
Alors qu’elles avaient tout oublié de l’ombre furtive, les Zazen revinrent dans leur chambre, prêtes à passer une nuit de repos bien méritée. Rouge poussa un cri d’effroi, bientôt suivie de Bleu, face à l’horreur indicible qui se vautrait sur les tatamis. L’horreur était, nous l’avons précisé, indicible, mais puisque le lecteur risque la frustration si nous nous en tenons là, nous tenterons quand même de la décrire. Campé sur ses six ignobles pattes griffues, un cafard à l’abdomen bombé narguait les Zazen avec défiance. Les rapports de Rouge mentionnent que la bête « excédait douze pieds de largeur, sa gueule armée d’une triple rangée de dents exhalant des flammes sulfurées », mais d’autres sources disent que cela était un peu exagéré, et que le cafard faisait la taille d’un pouce d’être humain adulte.
« C’est lui, ou c’est moi ! Cette chambre est trop petite pour nous deux ! » s’écria une Rouge un peu blafarde, sous l’œil dubitatif de Bleu. Cette dernière ignorait encore sur quel combattant parier mais finit par se convaincre que le choix relevait de Charybde ou de Scylla, et que peu importait en fin de compte à qui revenait la victoire. Armée de son seul courage et d’un cintre, Rouge se lança dans une âpre bataille. Elle parvint au prix de terribles efforts – car le monstre infâme était capable d’escalader les murs – à décapiter son adversaire à coups de cintre. Il est bon de préciser qu’il s’agissait de plusieurs coups de cintre, étant donné que la tête refusait catégoriquement de se séparer de son corps.
La combattante jeta avec satisfaction le cadavre du vaincu dans la Poubelle de Toutes les Calamités (voir « restaurant chinois »). Mais Bleu suggérant que le cafard était peut-être un être cher à la maisonnée, Rouge fut tourmentée par les remords toute la nuit, ou du moins pendant plus de vingt-cinq minutes.
Trivia : Sufedaku rend hommage à O-mushi-san, l’honorable cafard, en le faisant revivre (et mourir).
Zazen Histoire - Clic!
Cérémonie du vernis : On raconte qu’à l’aube de la civilisation Zazen, les prêtresses Zazen inspiraient les effluves de vernis sacrés avant de revêtir leurs ongles de leur couleur de prédilection. Mais peut-être ne sont-ce que dires et racontars.
Kazuki et la quête du tome 14: dans leur quête du tome 14 de Get Backers (qui n’est autre que celui où l’on voit le bas du dos charnu de Kazuki l’éphèbe, lors d’un traditionnel épisode aux sources chaudes) les Zazen ont effectué le pèlerinage des 88 vidéothèques du Hyôgo. Sans succès. Zazen Bleu et Rouge croient fermement en l’existence d’un levier secret que les vendeurs du Yamada actionnent lorsqu’ils voient approcher des Occidentaux à la recherche d’un quelconque tome 14. Lorsque le levier est abaissé, les rayonnages couverts de tomes 14 se tournent pour ne plus présenter que des magazines de cuisine et des mangas sur le baseball. Le tome 14 de Get Backers, trouvé miraculeusement dans une librairie Kyôtoite dont le levier secret était cassé, sera oublié le soir même par Bleu sur la banquette d’un bus.
Akira : c’est un fait, tous les jeunes hommes japonais élégants, intelligents et policés doivent se nommer Akira.
Tatsuki : un lycéen au visage plaisant qui ne pouvait hélas pratiquer le kendô (escrime japonaise) avec grâce. Au lieu de cela, ses camarades l’avaient relégué à un rôle ingrat : frapper un tambourin à chaque point marqué par un des duellistes. De ce constat, il fut conclu que Tatsuki possédait en réalité deux neurones, c'est-à-dire suffisamment pour jouer du tambourin. Tatsuki est devenu par corrélation la divinité des tambours et est associé à tout ce qui en rappelle le son. Exemple : « Qu’est-ce que c’est que ces coups sourds contre la coque de l’avion ? – C’est Tatsuki qui frappe pour s’échapper de la soute ! ».
Le typhon de bienvenue : un typhon qui accueille les Français nipponophiles et fait voler les chaussons des pères d’accueil à travers la cuisine.
Clic : « Tiens, elle est marrante cette lampe, il y a plusieurs degrés de luminosité…
- Ah ouais ?
- Je me demande combien il y en a !
- …
- Un, deux, trois, un, deux…
*CLIC*
- AAAH ! Rouge…
- Quoi encore ?
*regarde avec consternation Bleu, puis le fil de la lampe qui pendouille dans sa main*
- Et dire que c’est coincé sur « luminosité maximale… »



