11 avril, 2009

Holi hai! - Sholay

Par Zazen Rouge

Zazen bonjour à tous nous lecteurs ! Le film dont je vais vous parler aujourd’hui s’écarte certes des domaines nippons, mais j’ai pensé que certaines scènes étaient Zazen cools et valaient bien le détour. « Sholay » est un film de 1975, un super hit au box office indien. Allergiques aux parangons du kitsch, passez votre chemin ! Ici vous verrez Amitabh Bachchan (LE Amitabh, dont on parle dans « Slumdog Millionaire » si tu te souviens Violet) et Dharmendra pousser la chansonnette dans un side-car, un méchant vraiment méchant, et du western spaghetti en veux-tu en voilà. Cela ne signifie pas que « Sholay » soit un nanar, loin de là, il s’agit même d’un grand classique.

Pour résumer le début de l’intrigue, un ex-policier du nom de Thakur arrange la sortie de prison de Veeru et Jai, deux brigands amis de longue date. Il a en effet vu les comparses tenir tête à des dacoïts (bandits indiens) plusieurs années auparavant, et souhaite passer un marché. Veeru et Jai devront avoir raison d’un méchant, bouh qu’il est méchant : le charismatique Gabbar Singh. Un scénario somme toute sans surprise, mais diablement efficace. Les personnages sont attachants, à l’image de Basanti la pipelette du village et ses numéros de danse époustouflants. Attention néanmoins aux longueurs ; comme beaucoup de films indiens, « Sholay » dure à peu près trois heures.

Notre prof de cinéma indien (que je remercie au passage pour nous avoir présenté cette perle du cinéma indien) rappelle que « Sholay » était osé pour l’époque. Il faut se remettre dans le contexte : en 1975, Indira Gandhi, alors première ministre, déclare l’état d’urgence, ce qui marque la restriction de bien des libertés civiles. Le film est assez surprenant dans le sens où il promeut la violence comme moyen de se faire justice. Il existe deux fins possibles, l’une ayant été censurée à l’époque.

La néophyte que je suis a pu découvrir au détour d’une des chorégraphies l’existence de Holi, fête des couleurs, au cours de laquelle on peinturlure le visage de ses prochains. Zazen chouette, non ? Il paraît que le festival de Holi est un poncif des scènes de danse bollywoodiennes, mais chez nous le cliché on aime ça, et tant que nous y sommes, sautons donc dedans à pieds joints:

Holi Ke Din

La chanson Mehbooba Mehbooba, toujours culte et remixée dans les clubs indiens :

Mehbooba Mehbooba



3 commentaires:

Les Zazen Rangers a dit…

Rouge ici violet,
bien sur que je m'en souviens . Et là tout de suite j' ai envie d'aller en Inde (il faut absolument qu' on y fasse un zazen incursion ).En attendant je vais me réecouter la BO de slumdog parce que c'était vraiment un très très bon choix. Tiens je vais auusi essayer de faire cette choré dement ( la femme aux bras infini tu crois qu' avec un peu d'entrainement c'est possible ?)

Zazen Rouge a dit…

A.R. Rahman (compositeur pour Slumdog), un très très bon choix X)On va s'entraîner à imiter Hema Malini (spoiler Sholay: http://www.youtube.com/watch?v=uE0w5etUQMc), mais c'est pas gagné de mon côté!

Zazen Noir a dit…

Je reviendrais sur cette page une fois le film vu...


* croise les bras à l'ombre d'un sol pleureur*